L’Inventaire de l’architecture rurale dans le Parc naturel régional de la Brenne : l’exemple de l’opération conduite à Néons-sur-Creuse

Vue de la lucarne à bretèche d’une gentilhommière du 16e siècle (la Bonnelière, Indre). © Région Centre-Val de Loire, Inventaire général, Thierry Cantalupo.Depuis 2004, le Parc naturel régional de la Brenne s’est associé au service Patrimoine et Inventaire de la Région Centre-Val de Loire pour réaliser l’inventaire exhaustif de l'architecture rurale sur l’ensemble de son territoire.
Son objectif premier est d’améliorer les connaissances sur l’histoire et les formes de l’architecture en portant une attention particulière aux maisons et aux fermes qui composent la majeure partie de notre patrimoine bâti. Les manoirs, les châteaux, les édifices religieux et publics (églises, chapelles, cimetières, mairies, écoles), les édifices de génie civil (gares ferroviaires, ponts, etc.), les bâtiments commerciaux (hôtels, restaurants, boutiques), l’industrie, l’artisanat, ou encore les divers édicules (monuments commémoratifs, croix, puits, lavoirs, etc.) sont aussi inventoriés. Tous les éléments du patrimoine architectural, antérieurs à 1950, privés et publics, modestes ou remarquables, sont donc pris en compte. Les édifices sont observés sur le terrain ; ils sont datés, décrits, photographiés et analysés au sein de dossiers documentaires versés sur le serveur de la Région Centre-Val de Loire.
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Cet inventaire de l’architecture rurale participe à un « diagnostic patrimonial » aidant à définir les stratégies locales de conservation et de valorisation, et à accompagner les communes dans des démarches de prise en compte des éléments du patrimoine dans les documents d’urbanisme.

A Néons-sur-Creuse, 231 dossiers individuels d’œuvre architecturale ont été constitués. Le patrimoine bâti remarquable de cette commune ne se limite évidemment pas aux édifices religieux et aux anciennes résidences seigneuriales tels le château de Néons (cf. note de chercheur d’avril 2018), celui du Soudun ou l’ancienne gentilhommière de la Bonnelière.
 
En effet, une trentaine de maisons présente un intérêt architectural, qu’il s’agisse de maisons de notable ou de petites maisons dites élémentaires (à pièce unique).
 
Architecture rurale du parc naturel régional de la BrennePlus de 80 fermes ont fait l’objet d’une analyse typologique. La taille des exploitations agricoles est très variable : de la ferme à bâtiment unique à celle qui en compte plus de huit. De même, les bâtiments agricoles prennent des formes locales diverses ; certaines considérées comme typiques du Berry.

Enfin, l’opération d’inventaire a également porté sur le bâti plus modeste mais non dépourvu d’intérêt patrimonial comme les croix de chemin, les « loges de vigne », les pigeonniers, les fours, etc.

Ces dossiers d’inventaire, véritable base de données « patrimoniale », seront à l'avenir directement consultable par le grand public sur la plate-forme de diffusion des données du service Patrimoine et Inventaire de la Région Centre Val-de-Loire. Dans l'attente de la pleine restitution en ligne du travail réalisé, le Parc naturel régional de la Brenne a mis à la disposition dans les mairies des dernières communes inventoriées un document papier, synthétique, reprenant les grandes lignes de cette recherche et mettant en lumière quelques édifices significatifs du patrimoine bâti local. Ce livret est aujourd’hui disponible en mairie de Néons.
 

Renaud Benarrous, chargé de mission Inventaire de l’architecture rurale au Parc naturel régional de la Brenne et chercheur associé au Service couverture plaquette (Small).jpgPatrimoine et Inventaire

Légende des photos:
- Vue de la lucarne à bretèche d’une gentilhommière du 16e siècle (la Bonnelière, Indre). Cl. Thierry Cantalupo.
- Vue d’une maison élémentaire du 19e siècle (Monteboeuf, Indre). Cl. Renaud Benarrous.
- Détail de la « croix du Haut-Bourg » (18e siècle). Un nettoyage réalisé en 1971 a fait apparaître une couronne d’épines sur la tête du Christ suggérant que la figure représentait non pas une Vierge à l’Enfant mais bien une Pietà (scène se situant après la descente de la Croix). Cl. Thierry Cantalupo.
- Couverture du livret (12 pages A4) (maquette : ByReg’).

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