Statuaire et monuments publics en Centre-Val de Loire

Statue de Jeanne d'Arc à Blois (Loir-et-Cher) © Région Centre-Val de Loire, Inventaire général, Hubert BouvetLa statuaire publique en Centre-Val de Loire n’a jamais été étudiée dans son ensemble. Pourtant, à côté des «icônes» connues au-delà des limites régionales (la Jeanne d’Arc de Foyatier à Orléans, le Jacques Cœur de Préault à Bourges par exemple), beaucoup de villes ont gardé du XIXe siècle, âge d’or de la «statuomanie», une ou plusieurs statues ou monuments élevés à une gloire locale, à la République ou pour embellir un jardin public.

 

La région a en outre vu naître plusieurs sculpteurs qui ont œuvré à la peupler de monuments :

  • Jean Baffier (1851-1920), sculpteur qui a voulu ancrer son art dans le Berry en conservant toute sa vie deux ateliers (Paris et Sancoins) a produit plusieurs monuments pour Bourges (Louis XI, Homme de Pays).
  • Charles Desvergnes (1860-1929), Grand-Prix de Rome 1889, né à Bellegarde-du-Loiret, a réalisé le monument des Aydes à Orléans et le Monument à Jean de Meung à Meung-sur-Loire.
  • François Sicard (1862-1934), Grand-Prix de Rome 1891, est l’auteur de plusieurs groupes pour Tours, sa ville natale, dont une réplique de la grande fontaine qui lui a été commandée par la ville de Sydney (anciennement au jardin de la Préfecture).
  • Ernest Nivet (1871-1948), né à Levroux et formé à Châteauroux puis à Paris auprès de Rodin, place sur plusieurs monuments aux morts de l’Indre (guerre de 1870 et Première Guerre mondiale) son sujet de prédilection, les paysans berrichons.

Cette opération initiée en 2010 vise à étudier l’ensemble de la statuaire située dans l’espace public des six départements de la région. Sont concernés les sculptures monumentales et les monuments architecturés érigés dans les espaces aménagés (places des villes et espaces de circulation) et arborés (squares et parcs), élevés entre la Révolution française et 1945. L’étude ne porte pas sur les monuments privés (cimetières) et les monuments aux morts des guerres de 1914-1918 et 1939-1945.

Ce projet est par ailleurs l’occasion de nouer des relations privilégiées avec les acteurs patrimoniaux de la région. Cette étude rejoint en effet la volonté de la Conservation régionale des monuments historiques (Ministère de la Culture et de la Communication - Direction régionale des affaires culturelles Centre) de mieux prendre en compte dans sa politique de protection cet art encore peu protégé et parfois en péril (conservation en extérieur, déplacements…). D’autre part, elle s’appuie en partie sur les collections et la documentation des musées de la région en rapport avec la statuaire publique.

(mis à jour le 16/02/2016)