Les vitraux en Centre-Val de Loire

Verrière du Portement de Croix dans la collégiale Saint-Jean-Baptiste à Montrésor (Indre-et-Loire). Cl. Centre François-Garnier - Association Rencontre avec le patrimoine religieuxAprès l’étude sur les vitraux de l’Indre, L’association Rencontre avec le Patrimoine Religieux (ARPR) poursuit son partenariat avec le service Patrimoine et Inventaire afin de recenser ceux d’Indre-et-Loire.

Le département d’Indre-et-Loire est riche en vitraux anciens, comme en témoignent les verrières du XIIIe siècle de la cathédrale de Tours, et des vestiges plus modestes de la même époque (Civray-de-Touraine, Charentily, Rochecorbon). Avec une centaine de verrières recensées, la Renaissance apparaît également comme une période majeure dans l’histoire du vitrail en Touraine, comme elle le fut pour l’architecture. Illustrée par de nombreux éléments fragmentaires, cette période l’est aussi par des ensembles exceptionnels, tels que les verrières de Champigny-sur-Veude ou de Montrésor.

Exceptés quelques exemples datés du XVIIe siècle à Château-Renault, la période classique marque, comme ailleurs, un long hiatus avant le regain d’intérêt pour l’art du vitrail dans les années 1830-1840. En effet, au cours du XIXe siècle la Touraine est en France l’un des grands foyers du renouveau de l’art du vitrail. Initiée par l’abbé Plailly, curé de Saint-Pierre-Ville à Tours, une manufacture de vitraux voit le jour 1847, dont la direction échoit à Julien-Léopold Lobin. Durant les décennies suivantes, la manufacture de Tours connaît un succès considérable, jusqu’à son déclin à l’extrême fin du siècle, puis sa fermeture en 1904.

L’omniprésence des Lobin ne doit cependant pas occulter l’activité d’autres peintres verriers, tels que Julien Fournier qui fonde un atelier actif jusque dans les années 1950. Ce travail de collecte systématique permet en outre de mettre en lumière l’activité d’ateliers moins connus comme celui des frères Guérithault, actifs à La Haye-Descartes.

Au XXe siècle, le principal atelier demeure incontestablement celui de Lux Fournier, fils de Julien, alors que l’immédiat après-guerre est marqué par les créations de Max Ingrand. Depuis la fin du XXe siècle, la vitalité de la création contemporaine a permis l’installation de plus de 50 verrières, bénéficiant souvent des techniques les plus modernes, tandis que des peintres de renom reçoivent des commandes prestigieuses (Olivier Debré à la collégiale St-Mexme de Chinon, Zao Wou-Ki au prieuré St-Côme). 

(mis à jour le 16/02/2016)